Le reste, découvrez-le dans les albums photos.
Ce fut une magnifique journée, pleine de joie, de sourires et d'enthousiasme.
Une sortie scolaire EXTRAORDINAIRE.

Ecole Notre Dame de Lourdes
| Lundi |
Saucisses grillées Haricots blancs Fromage Fruit |
| Mardi |
Salade composée Rôti de boeuf Salsifis gratinés Entremet |
| Jeudi |
Piémontaise Paupiette de dinde Purée de légumes Fromage blanc |
| Vendredi |
Salade d'avocats surimis Poisson frais Boulgour Desserts assortis |
Les CM1/CM2 de la classe de Gaëlle ont beaucoup parlé d'Ulysse au second trimestre. Retrouvez ici ses périples.
1. Les Cicones
« Après notre départ de Troie, le vent me porta, tout d'abord, chez les Cicones où de nombreux compagnons périrent dans d'horribles combats. Après notre victoire, j'avais donné l'ordre à mes hommes de fuir, mais ceux-ci voulurent profiter du pillage. Très vite, des renforts ennemis arrivèrent et de nombreux guerriers furent tués. Je repris la mer rapidement, avec quelques compagnons, contents d'avoir échappé à la mort mais accablés d'avoir perdu beaucoup des nôtres. Nous repartîmes sur les flots tumultueux en direction d'Ithaque, mais le destin nous réservait encore bien d'autres périls.
2. Les Lotophages
« Une tempête se leva ; elle brisa une partie des mâts et déchira la voilure. Nos navires dérivèrent pendant neuf jours. Puis nous abordâmes sur l'île des Lotophages. Les Lotophages sont un peuple curieux. Il se nourrît de la fleur de lotus, qui a le pouvoir de donner l'oubli. Après quelques jours passés dans cette île, je dus attacher certains de mes hommes qui avaient goûté à cette plante aux bancs de la nef et les forcer à embarquer car ils étaient près d'oublier leurs demeures et leur patrie.
3. Le cyclope
« Une
aventure plus périlleuse encore nous attendait dans l'île des Cyclopes. (....) Nous parvînmes à la grotte de l'un des Cyclopes qui seul à l'écart prenait soin de son troupeau. (...) Nous entrâmes
pour explorer ses richesses. (...)
Nous attendions, dans son antre son retour et celui du troupeau. Quand il revint du pâturage, nous nous cachâmes, épouvantés par le fracas de sa marche, dans le fond de la grotte. II poussa dans
la caverne toutes les brebis qu'il devait traire et laissa dehors les béliers et les boucs, dans un enclos. Puis il souleva un énorme bloc de pierre et le plaça contre l'entrée. Nous fûmes,
alors, enfermés avec lui pour la nuit. Le Cyclope géant s'assit et commença à traire les brebis et les chèvres bêlantes ; puis il versa le lait dans les vases pour son repas du soir. Enfin,
en se dirigeant vers le fond de l'antre pour allumer du feu, il nous vit. (...) je lui demandai, au nom des dieux, l'hospitalité. Il nous répondit alors : "Etrangers insensés, je ne vous offrirai
pas l'hospitalité au nom des dieux, car les Cyclopes se moquent bien des dieux, ils sont beaucoup plus forts qu'eux. Je vous mangerai plutôt et Je n'épargnerai aucun de
vous."
(...)Il se jeta sur mes compagnons, en saisit deux et les écrasa contre terre comme des petits chiens. Et, les coupant membre à membre, il prépara son repas. Il les dévora (.....) Au matin, le Cyclope saisit, à nouveau, deux de mes compagnons et prépara son repas. Dès qu'il eut mangé, il emmena paître son troupeau sur la montagne. Et je restai, méditant une action terrible et cherchant comment nous venger avec l'aide d'Athéna. La grande massue du Cyclope gisait au milieu de l'enclos. C'était un véritable tronc d'olivier, gros comme le mât d'une de nos nefs. Je taillai le bout de l'épieu en pointe (...). Le soir, le Cyclope revint, il poussa ses troupeaux dans la vaste caverne, ferma l'entrée avec l'énorme pierre, et se remit à traire les brebis et les chèvres bêlantes. Puis il plaça chaque petit sous sa mère. Ayant achevé ce travail à la hâte, il dévora de nouveau deux de mes hommes et prépara son repas. Alors je lui proposai, après qu'il eut mangé, de goûter au vin que nous portions dans nos outres. Quand il l'eut goûté, il m'en redemanda encore. Il l'apprécia tant qu'il en but trois fois. Et lorsque le vin eut troublé son esprit, il me demanda mon nom afin de me récompenser pour ce nectar. Je lui répondis ainsi :"Cyclope, tu me demandes mon nom. Je vais te le dire et tu me donneras ta récompense. Mon nom est Personne. Mon père et ma mère, et tous mes compagnons me nomment Personne,"
Le monstre poursuivit :
"Eh bien, je mangerai Personne après tous ses compagnons. Ceci sera la récompense que je lui réserverai."
II parla ainsi, et il tomba à la renverse, gisant, emporté par le sommeil et l'ivresse. Aussitôt, je mis l'épieu sous la cendre pour l'échauffer et rassurai mes compagnons épouvantés pour qu'ils ne m'abandonnent pas. À ce moment-là, un dieu nous inspira un grand courage et, ayant saisi l'épieu par le bout, nous l'enfonçâmes dans l'œil du Cyclope. Le sang chaud gicla de son œil, et la vapeur de sa pupille en feu brûla paupière et sourcil. Le monstre hurla horriblement et les rochers en retentirent. Nous nous enfuîmes terrorisés. Le géant réussit à arracher l'épieu et appela les Cyclopes qui habitaient les cavernes voisines. Accourant de tous côtés, ils lui demandèrent pourquoi il se plaignait et qui tentait de le tuer. Le monstre leur répondit :
" mes amis, qui tente de me tuer ? Personne."
Les autres Cyclopes remarquèrent :
"Si tu es seul et si personne ne te fait violence, alors nous ne pouvons rien pour toi. Tu n'as qu'à faire appel à un dieu."
Et Je ris de voir comment mon nom et ma ruse les avaient trompés. Cependant, nous n'étions pas encore sortis de la caverne. Le Cyclope gémissait, et souffrait de cruelles douleurs, mais à tâtons, il retira le rocher de l'entrée et s'assit dans le passage. Il étendit les bras, essayant d'attraper ceux qui voudraient sortir avec les brebis. Mais j'étais plus habile et je méditai un nouveau tour. Un grand danger nous menaçait et je réfléchissais à sauver la vie de mes compagnons et la mienne.
Les béliers étaient forts et laineux, d'une laine couleur violette. Je les attachai par trois ; celui du milieu portait un homme attaché sous le ventre et les deux autres, de chaque côté, le cachaient. Pour moi, je choisis un bélier, le plus grand de tous. Je le tenais par le dos, suspendu sous son ventre, et je saisis fortement de mes mains l'épaisse toison.
Lorsque l'aurore aux doigts de rosée parut, le Cyclope, aveugle désormais, poussa les mâles des troupeaux au pâturage. Il tâta, au passage, le dos de tous les béliers, ne s'apercevant point que mes compagnons étaient liés sous le ventre des animaux laineux. Le Cyclope était étonné que le bélier fût le dernier à sortir, et il le poussa dehors, me libérant ainsi de la grotte sans le vouloir. Lorsque nous fûmes loin de lui, je détachai mes hommes et nous poussâmes le troupeau jusqu'à notre navire »
4. Dans l’île d’Eole
Ulysse et ses compagnons firent étape sur l'île du dieu Eole. Celui-ci, très bienveillant, leur fut d'un très grand secours. Eole, qui vivait dans l'île, avec ses six filles et ses six fils, les accueillit pendant tout un mois et les traita avec obligeance. Sa table était toujours chargée de douceurs innombrables. Quand vint le moment du départ, il fit présent à Ulysse d'une outre, faite de la peau d'un bœuf de neuf ans, dans laquelle il enferma le souffle des vents tempétueux qui provoquent les naufrages. Éole, en effet, était le maître des Vents et il avait le pouvoir de les lever ou de les apaiser à sa volonté. Il attacha solidement cette outre, avec une splendide corde d'argent, au navire d'Ulysse, afin qu'il n'en sortît aucun souffle. Il envoya seulement le zéphyr pour conduire calmement l'équipage vers la terre de leur patrie.
Cependant, le destin en décida tout autrement. (...) Ulysse s'était endormi ; ses compagnons en profitèrent pour se concerter. L'outre bien fermée et bien attachée par le dieu Eole ne contenait-elle pas de l'or ou de l'argent ? Ils se sentaient jaloux d'Ulysse, eux qui rentraient dans leurs demeures les mains vides. Ils ouvrirent l'outre et, aussitôt, tous les vents s'en échappèrent. Et la tempête furieuse se leva, les emportant sur la mer, loin de la terre de leur patrie. (...)
5. chez Circé
Ils naviguaient, désespérés, regrettant leur propre folie, lorsqu'ils abordèrent l'île de la magicienne Circé.(...). L'île était petite ; ils trouvèrent rapidement, au fond d'une vallée, la demeure de Circé. Ils furent accueillis par des loups et des lions qui leur firent fête en agitant la queue, comme de braves chiens. Effrayés, les envoyés d'Ulysse s'arrêtèrent devant les portes de la magicienne. Ils entendirent au loin sa voix mélodieuse, car elle chantait en tissant et tous les murs résonnaient de sa très belle voix.
Ils appelèrent. La magicienne sortit et les invita aussitôt dans sa maison, leur ouvrant ses belles portes. Tous furent imprudents et la suivirent, sauf un des hommes qui resta seul dehors, ayant soupçonné quelque piège.(...) Imprudemment, ils burent et mangèrent ce qu'elle leur offrait. Alors, la magicienne les frappa d'une baguette magique et, aussitôt, ils furent transformés en porcs. Elle les poussa de sa baguette dans la porcherie et les enferma. (...) Heureusement, l'homme qui n'était pas entré dans la demeure de Circé put aller prévenir Ulysse et lui décrire le sort terrible de ses compagnons. (...) Ulysse décida de se rendre seul à la demeure de l'empoisonneuse Circé. En chemin, il rencontra le dieu Hermès à la baguette d'or (...) Le Jeune dieu lui prit la main et lui dit : « Malheureux Ulysse, si tu veux délivrer tes compagnons de Circé, tu n'y réussiras pas seul car tu risques d'être transformé toi aussi en cochon, mais Je vais te venir en aide. Prends ce breuvage excellent avant d'approcher de ]a maison de la déesse»(......) Tandis qu'Ulysse marchait vers la demeure de Circé, mille pensées bouillonnaient dans sa tête. Une fois devant la porte, courageux et confiant, il appela la magicienne. Elle sortit aussitôt et, ouvrant ses belles portes, elle l'invita. Elle le pria de s'asseoir et, aussitôt, elle prépara dans une coupe d'or un breuvage. Elle y mêla le poison. Tandis qu'il buvait, elle le frappa une première fois de sa baguette magique, prête à le voir se transformer en cochon, comme ses compagnons. Mais, Ulysse, protégé par le remède d'Hermès, fit ce que le dieu lui avait dit. Il se Jeta sur la déesse, et brandit son épée, comme s'il voulait la tuer. Circé, devinant qui était cet homme, l'invita à s'étendre avec elle sur sa couche et à devenir son amant. Ulysse, prévenu par le dieu Hermès, resta prudent et rusé. Il fit jurer à la magicienne qu'elle ne lui ferait aucun mal et qu'elle ne chercherait à lui tendre aucun piège lorsqu'il serait allongé à son coté. Circé fit alors préparer, dans le plus grand luxe, par ses servantes, le lit et le repas. Mais lorsqu'elle vit qu'Ulysse restait assis sans manger et plein de tristesse, elle lui en demanda la cause. Et Ulysse lut répondit qu'il ne lui suffisait pas d'être sain et sauf et comblé, mais qu'il désirait aussi qu'elle délivre ses compagnons. Dès qu'il eut parlé ainsi, Circé sortit de sa maison, sa baguette magique à la main. Elle ouvrit les portes de la porcherie et fit sortir les hommes d'Ulysse, semblables à des porcs de neuf ans. Elle frotta chacun d'eux d'un baume et, aussitôt, leurs soies tombèrent ; ils redevinrent des hommes plus jeunes et plus grands qu'auparavant. Reconnaissant Ulysse, ils pleuraient de joie et la demeure retentit de leurs sanglots.
La magicienne, elle-même, fut prise de pitié et les invita à séjourner dans sa demeure aussi longtemps qu'il leur plairait. (...) Ulysse et ses compagnons restèrent là toute une année, mangeant les chairs abondantes et buvant le doux vin.
Mais, à la fin de l'année, (...) Ulysse supplia la magicienne de favoriser son retour. Il eut le cœur brisé et sanglota longtemps lorsque Circé lui annonça qu'il devrait d'abord accomplir un long voyage au royaume des morts avant d'atteindre son pays. Il irait y consulter le devin aveugle Tirésias, pour connaître le chemin du retour.
6. Le pays des morts
Là, ils découvrirent un pays couvert d'un voile de brouillard, où jamais le soleil ne faisait descendre ses rayons. Ils échouèrent le bateau, sortirent le bétail et longèrent les eaux de l'océan jusqu'à l'endroit prévu. Une fois parvenu dans la contrée que lui avait indiquée Circé, Ulysse exécuta ce que la magicienne lui avait ordonné. (...) Enfin l'âme de Tirésias s'approcha d'Ulysse tenant un sceptre d'or, et le reconnut. Tirésias but dans la fosse le sang des sacrifices et lui par ainsi: « Tu désires un doux retour, Ulysse, mais un dieu te le rendra pénible. Poséidon est irrité contre toi parce que tu as aveuglé son fils, le Cyclope. Tu subiras de nombreuses épreuves en mer, dont tu échapperas seul, car tous tes compagnons mourront. Tu échapperas seul, et tu reviendras, misérablement, ayant perdu ton navire et tes compagnons, sur une nef étrangère. Tu trouveras le malheur dans ta maison. Des hommes orgueilleux et arrogants consument tes richesses, cherchant à épouser la femme et lut offrant des présents en ruinant ta demeure par leurs rapines1. Mais tu te vengeras et tu les puniras de leurs outrages. «Je te prédis, enfin, une heureuse vieillesse et le bonheur pour ton peuple. Puis la douce mort te viendra de la mer. »
7. les sirènes
(....) Lorsque l'aube aux doigts de rosé parut, nous repartîmes sur les flots dangereux. Après avoir navigué quelques jours, nous approchâmes de l'île des sirènes. Les sirènes sont des créatures dangereuses, envoûtant les navigateurs par leur chant et les entraînant dans la mort. Pour échapper à leur charme maléfique, je fis ce que la magicienne m'avait dit : je bouchai les oreilles de mes compagnons avec de la cire molle de peur qu'ils n'entendent le chant des sirènes. Et je leur demandai de lier mes pieds et mes mains au mât de la nef. Puis les hommes frappèrent de leurs avirons la mer écumeuse. Lorsque les sirènes nous aperçurent, elles tentèrent de nous charmer par leur voix mélodieuse.
"Viens, ô Ulysse, chantaient-elles, arrête ton navire, afin d'écouter notre voix. Aucun homme ne dépasse notre île sur sa nef noire sans écouter notre douce voix ; puis il s'éloigne plein de joie, et de connaissances car nous savons tout ce qui arrive sur la terre nourricière.
Elles chantaient ainsi, faisant résonner leur belle voix et mon cœur battait dans ma poitrine car je voulais les entendre. Je fis signe à mes compagnons de me détacher, mais, selon les ordres de Circé, ils agitèrent plus ardemment leurs avirons et deux d'entre eux me chargèrent de liens plus solides encore. Lorsque nous eûmes dépassé le rocher des sirènes et que nous n'entendîmes plus leur voix, ni leur chant, mes compagnons retirèrent la cire de leurs oreilles et me détachèrent. Mais à peine avions-nous laissé l'île derrière nous qu'un nouveau péril nous attendait.
8.Charybde et Scylla
Nous vîmes de la fumée s'élever d'un rocher, des tourbillons et des vagues, et nous entendîmes un grondement immense. Frappés de crainte, mes compagnons lâchèrent les avirons de leurs mains ; le courant commençait à emporter la nef. Je les exhortai à reprendre la route et je leur rappelai les périls bien plus graves qu'ils avaient connus. Je ne leur dis pas, cependant, qu'ils se dirigeaient vers un des écueils dangereux décrits par la magicienne, de peur qu'épouvantés, ils n'abandonnent les avirons pour se cacher dans le fond du bateau.
Nous venions en effet de dépasser le terrible rocher de Charybde, qui engloutissait l'eau et la recrachait en bouillonnant et en mugissant. Nous pensions avoir échappé à la mort, mais apparut alors l'horrible écueil de Scylla qui, selon les pré- dictions de Circé, entraînerait dans la mort plusieurs de mes compagnons. L'horrible Scylla arracha six marins de la nef et les dévora immédiatement. J'entendis leurs cris et vis leurs mains tendues. Ce fut l'image la plus terrible que t'ai rapportée de toutes mes aventures périlleuses sur la mer. Ils m'appelaient encore, criant mon nom pour la dernière fois avec désespoir. Je ne pouvais cependant pas les distinguer car la vapeur, des vagues immenses et du brouillard s'étaient répandus.
9. l’île d’Hélios
Lorsque nous eûmes fui les deux écueils dangereux de Charybde et Scylla, nous abordâmes dans l'île du dieu Hélios. Dans cette île vivaient de superbes bœufs et troupeaux de moutons. Alors que nous étions encore en mer, nous entendîmes leurs mugissements et leurs bêlements. Mais la parole du devin aveugle Tirésias et de la magicienne Circé me revint en mémoire. Et tristement j'appris à mes compagnons ce que m'avaient dit Tirésias et Circé, car ils avaient prédit un grand malheur si nous pénétrions dans cette île. Les hommes de l'équipage étaient accablés de fatigue mais l'un d'eux me répondit :
"Tu es dur pour nous, ô Ulysse. Ta force est grande et tes membres ne sont jamais fatigués, et tout te semble de fer. Tu ne veux pas que tes compagnons, rompus de fatigue et de sommeil, descendent à terre, dans cette île où nous aurions pris un repas abondant. Et tu ordonnes que nous errions à l'aventure, pendant toute la nuit, sur la sombre mer ! Mais nous courons à la mort. Arrêtons-nous donc et préparons notre repas auprès de la nef rapide. Nous y remonterons demain, au matin, et nous reprendrons la course sur la vaste mer." (...) le vent souffla durant tout un mois. Aussi longtemps que les hommes eurent du pain et du vin rouge, ils s'abstinrent des bœufs qu'ils désiraient vivement. Et quand les vivres furent épuisés, ils furent contraints de pêcher les poissons de la mer et d'attraper les oiseaux qui tombaient entre leurs mains. Pendant tout ce long mois, la faim tourmenta leur ventre.C'est alors que je partis seul pour supplier les dieux et leur demander de nous montrer le chemin du retour. Je m'enfonçai dans l'île, laissant mes compagnons auprès de la nef. Je lavai mes mains à l'abri du vent et je priai tous les dieux de l'Olympe. En réponse, les dieux répandirent un doux sommeil sur mes paupières. Un des hommes de l'équipage inspira à mes compagnons une idée fatale : plutôt que de mourir de faim dans cette île déserte, il leur suggéra qu'il serait préférable d'affronter les flots et les périls que leur enverraient les dieux. Ses paroles soulevèrent l'enthousiasme des hommes qui l'applaudirent. Et, aussitôt, ils volèrent les meilleurs bœufs du dieu Hélios qui paissaient non loin du navire. Ils les sacrifièrent aux dieux immortels et, aussitôt après avoir prié, ils rôtirent les cuisses grasses et les entrailles des bœufs. Le doux sommeil quitta mes paupières. Je me levai, pressé de retrouver la nef et mes compagnons. Lorsque Je m'approchai du port, Je sentis une douce odeur de viande rôtie. En gémissant, je compris le grand malheur qui allait s'abattre sur mes hommes et je priai les dieux immortels de les épargner. Je leur fis des reproches violents mais il était trop tard pour remédier à leur faute, les bœufs étaient morts et les dieux manifestaient déjà leur colère par des prodiges terribles ; les peaux rampaient comme des serpents, les chairs mugissaient autour des broches, cuites ou crues ; on eût dit la voix des bœufs eux-mêmes. Nous poussâmes aussitôt la nef à la mer. Mais, dès que nous eûmes déployé les voiles et quitté l'île, les dieux abattirent sur nous une série de catastrophes auxquelles il nous était impossible d'échapper. Une nuée épaisse enveloppa la nef et, au-dessous, la mer devint noire. La tempête rompit îes deux étais' du mât qui tomba dans le fond du navire avec tous les haubans1. Il fracassa la poupe, brisant tous les os de la tête du pilote qui tomba à l'eau, semblable à un plongeur. Quelques instants après, la foudre frappa la nef qui tourbillonna et s'emplit d'eau. Tous les hommes furent précipités à la mer. Semblables à des corneilles marines, ils furent engloutis par les hautes vagues et aucun dieu ne leur permit d'échapper à la mort.
10. chez Calypso
Je restai seul debout sur le bateau, que les flots emportaient à leur gré. Le mât rompu, je dérivai par la force des vents. Il ne me restait plus que mes mains pour avirons et je fus entraîné ainsi pendant neuf jours. La dixième nuit, les dieux me poussèrent vers Calypso qui me recueillit et me retînt dans son île. Et maintenant me voici parmi vous.

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Spectacle de Noël des maternelles, CP et CE1 15 h : Concert de chant choral (du CP au CM) |
| 8 | 2ème comité de rédaction du journal le P'tit Ecolier |
| 11 | Spectacle donné aux personnes âgés par 2 classes de l'école |
| 15 | 10h30 : Marché de Noël organisé par toutes les classes |
| 18 | Spectacle de Noël des CE2 et des CM |
| 22 | Pas classe : vacances de Noël |